Présentation de la mission




Sa Béatitude, le Patriarche Daniel de l'Eglise Orthodoxe en Roumanie

Son maître en théologie fut Dumitru Staniloae auprès duquel il obtint un doctorat. Il prononce ses voeux de moine au fameux monastère roumain de Sihastria et devient par la suite Métropolite de Moldavie et Bucovine. Il est depuis 2007, le patriarche du patriarcat de Roumanie.
L'absence de patriarcat orthodoxe français, contraint les orthodoxes en France à vivre dans une situation un peu particulière : c'est l'AEOF (Assemblée des Evêques Orthodoxes de France) qui représente les Eglises canoniques sur le territoire français. Chaque Eglise remplit ainsi une double mission pastorale : offrir une présence orthodoxe pour les ressortissants orthodoxes en situation de diaspora, et apporter l'orthodoxie aux français dans un esprit missionnaire. C'est la mission confiée par le Patriarche Daniel au Métropolite Joseph, dans toute l'europe occidentale et méridionale, et donc la France. En France précisément, Monseigneur Joseph est secondé par l'Evêque vicaire Marc.


Le Métropolite et Archevêque, Monseigneur Joseph

Il a suivi le Lycée Gheorghe Sincai de Baia Mare, et la Faculté de Théologie Andrei Saguna de Sibiu (1989-1993, licence en 1993), ainsi qu'un programme de doctorat à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris (1994-1998), sur le thème « Le mystère de la personne humaine chez saint Siméon le Nouveau Théologien ». Ordonné diacre (19 octobre 1993) et prêtre célibataire (26 octobre 1993) pour la chapelle de la Faculté de Théologie d'Alba Iulia, par l'évêque (maintenant archevêque) André d'Alba Iulia, il a été père spirituel et assistant (chaire de Morale) dans le cadre de la Faculté, et professeur (Histoire ecclésiastique et Patrologie) au séminaire théologique (1993-1994). Le 17 avril 1994, il a été tonsuré moine sous le nom de Joseph. Il a desservi comme prêtre et père spirituel le monastère de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu à Bussy-en-Othe, France (1994-1998). Le 29 novembre 1997, l'assemblée électorale de l'Archevêché d'Europe Occidentale et Méridionale l'a élu archevêque. Il a été ordonné le 15 mars 1998, dans la cathédrale grecque Saint-Etienne de Paris, par un collège de 12 évêques conduit par le métropolite Séraphim d'Allemagne et d'Europe centrale et le métropolite Jérémie de France. Dans la juridiction de l'Archevêché, se trouvent les paroisses et les communautés roumaines de France, de Suisse, d'Espagne, du Portugal, d'Italie, de Hollande, de Belgique, d'Angleterre et d'Irlande. En 1998, l'Archevêché comprenait 30 paroisses; à présent, sont organisées environ 130 paroisses et communautés. Le 21 octobre 2001, l'Archevêché a été élevé au rang de Métropole, Son Eminence a reçu le titre de Métropolite. En tant qu'évêque, il est membre du Saint-Synode de l'Eglise Orthodoxe Roumaine, et membre de l'Assemblée des Evêques Orthodoxes de France. Dans sa mission, il est aidé par Monseigneur Marc (7.05.2005), évêque-vicaire de l'Archevêché Orthodoxe Roumain d'Europe Occidentale et Méridionale. En 2001 et 2002, il a été locum-tenens du siège vacant de l'archevêque d'Amérique et du Canada, et a, en cette qualité, contribué au renouveau de l'Archevêché. En 2002, il a été nommé par le Saint-Synode directeur de la Représentation de l'Eglise orthodoxe roumaine auprès des Institutions européennes (Bruxelles). En septembre 2017 Monseigneur Joseph prend acte qu’il n’existe aucune communauté ecclésiale de type paroissiale en Mayenne et décide de m’ordonner prêtre le 4 novembre 2017 afin d’y remédier. Il faut mentionner ici que des familles orthodoxes avaient acheté des résidences secondaires en Mayenne et que cela a fortement contribué à cet aboutissement, l’Eucharistie fait l’Eglise. Nous rendons grâce à Dieu et à notre métropolite pour tous ces bienfaits, puissions nous en être dignes et rester fidèles à notre mission de témoins jusqu’à notre dernier souffle.


Mgr Marc (Alric), évêque auxiliaire de l'Archeveché orthodoxe roumaine d'Europe Occidentale.

Il est né le 11 mai 1958 à Paris (nom civil Marc ALRIC). Il a terminé la Faculté d'Architecture de Paris (1981) et l'Institut d'Urbanisme de Paris - Université de Paris VIII (1980). Il est entré au monastère de Sihastria en Moldavie, où il a été tonsuré moine le 6 septembre 1992. Il a reçu, pour le diaconat (9 septembre 1992) et pour la prêtrise (20 août 1994), l'imposition des mains du métropolite Daniel, et il a terminé la Faculté de théologie orthodoxe de Iassy (1995). En 1996, il est rentré en France, auprès de la paroisse Saint-Germain-et-saint-Cloud de Louveciennes, et depuis 1997 il a passé quelques années au monastère Saint-Silouane à Saint-Mars-de-Locquenay. En avril 2003, il lui a été confié la responsabilité pastorale de la paroisse Saint-Joseph de Bordeaux, en étant membre du Conseil du Doyenné de France. Il a traduit du roumain en français le volume de l'archimandrite Ioannichie Balan, Le Père Cléopas, L'Age d'Homme, Paris 2004 (edition roumaine: Arhim. Ioanichie Balan, Viata Parintelui Cleopa, Iasi,1999). Le 27 octobre 2004 S. Em. le Métropolite Joseph l'a proposé, et le 3 mars 2005 le Saint-Synode l'a élu évêque vicaire de notre Métropole. L'ordination (chirotonie) a eu lieu le samedi radieux, 7 mai 2005, en l'église des Saints-Archanges à Paris. En tant qu'évêque il est membre du Saint Synode de l'Eglise Orthodoxe Roumaine et membre de l'Assemblée des évêques Orthodoxes de France.


Biographie du Père Paul

En octobre 2002, sur l’insistance d’un ami, je fais une retraite de trois jours au monastère de Saint Antoine-le-Grand dans le Vercors, monastère fondé par l’archimandrite Placide Deseille de bienheureuse mémoire. Cette première rencontre avec le monde orthodoxe fut un véritable électrochoc. Je n’avais rien prémédité et ne connaissais rien du monde orthodoxe. Ce fut une révélation et un éblouissement. L’église fresquée de Saint-Antoine me plongeait immédiatement dans l’atmosphère de l’église romane. La liturgie étant l’expression de la foi de l’église je ne pouvais non plus échapper à la question dogmatique sous-jacente. Trois jours de conversation avec un moine du monastère m’obligèrent à commencer un approfondissement de ma foi.

De retour à Paris où je résidais à l’époque je me mis en quête d’une paroisse orthodoxe francophone. Notre choix, je dis notre, parce que celle qui allait devenir ma femme m’accompagnait sur ce chemin, s’arrêta sur Notre Dame Joie des affligés (Patriarcat de Moscou). Nous y passâmes sept années très intenses et riches en rencontres ! C’était une paroisse très dynamique et pointilleuse sur la qualité des offices et sur leurs régularités. Ce fut donc une école liturgique, théologique, humaine, pastorale, nous resterons à cet égard leurs éternels débiteurs.

C’est à cette époque que je fréquentais la FTC de l’institut Saint Serge, époque bénie, où je pouvais désaltérer ma soif de savoir et approfondir ma foi d’une façon plus académique. Je fis mes premiers pas vers la Grèce et le Mont Athos à cette époque grâce à une rencontre providentielle, celle du Dr Ioannis Kanonidis cardiologue à Thessalonique, il m’ouvrit les portes de sa maison et m’adopta comme l’un de ses fils. Depuis lors je n’ai cessé de retourner à Thessalonique accompagnant des amis en pèlerinages. Dans le même temps je commençais à fréquenter le monastère de Bussy en Othe et me lia d’amitié avec mère Colomba qui deviendrait bien des années après Mère Aimiliani. Il ne faut pas oublier le monastère Saint Silouane de l’archimandrite Syméon que je connaissais depuis le début des années 90. Père Syméon avait été quelques années clerc majeur à Notre Dame joie des affligés avant de fonder Saint Silouane. Il y eut aussi notre rencontre avec le monastère de cantauque , monastère de la Théotokos et Saint Martin , la figure et le parcours de l’Hygoumème, père Jacob me toucha profondément tout comme celles de père Placide et de père Syméon Cossec car nous étions des enfants de la terre de France, terre catholique s’il en est, nous cherchions nos racines spirituelles.. L’orthodoxie répondrait à nos attentes car elle n’avait pas connu de transformations majeures au cours de ses 17 siècles d’existence. Puis les circonstances de la vie nous obligèrent à déménager et à changer de paroisse.

En 2009 je fis la rencontre du père Noël Tanazacq prêtre dans le patriarcat de Roumanie. Personnage haut en couleur, avec un charisme homilétique exceptionnel. C’est père Noël qui m’appela au diaconat en 2012 et qui m’apprit à célébrer. Après vingt années de travail en région parisienne comme cadre dans la grande distribution, je n’arrivais plus à trouver d’équilibre dans l’exercice d’un tel métier et je voulus amorcer un retour vers la campagne de mon enfance. Je décidais donc en 2005 de changer de vie en préparant un BPrea apicole, pour ensuite travailler trois ans comme apiculteur chez des confirmés, sorte de compagnonnage dans l’apiculture et ce jusqu’en 2009.

Puis vint le temps où je décidais de m’installer progressivement dans ce nouveau métier passionnant mais si difficile et non sans risque. Je me suis donc installé en Mayenne chez mes beaux-parents et sans tarder Isabelle et moi avons décidé d’acheter une maison en Mayenne,  « La Pescherie » où j’ai transféré mon installation. Le 30 juin 2012, la paroisse Sainte Geneviève et Saint Martin de Paris, dirigée par le Père Noël, m'a fait l'honneur de sa présence lors de la divine liturgie célébrée ici, même, ainsi que d'une bénédiction spéciale, que je vous invite à écouter ici :

En 2017 ma femme Isabelle a décidé de m’y rejoindre et de s’y installer, nous avons vendu notre appartement de Vincennes et nous nous sommes retrouvés dans une sorte de semi désert ecclésial et eucharistique en dépit du fait que le monastère de Bois Salair, sœurs de Godoncourt Patriarcat de Serbie, venait d’ouvrir ses portes près de la ville de Mayenne sans prêtre à demeure. Monseigneur Joseph décida donc le 4 novembre 2017 de m’ordonner prêtre et de m’envoyer en mission sur notre département.